JEUDI 12, VENDREDI 13, SAMEDI 14 MAI 2005

Palais des congrès - 2, place de la porte Maillot - 75017 PARIS - France

   
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ABSTRACTS DES JDHD 2001

Comment je traite et prends en charge… un diabète du sujet Noir
Jean-François Gautier, Eugène Sobngwi, Patrick Vexiau

Service de Diabétologie,
Hôpital Saint-Louis, Paris, France

RESUME

Considéré comme pathologie rare en Afrique, le diabète sucré est en pleine explosion au sein des populations d’origines africaines, notamment dans les grands centres urbains du continent africain et dans les communautés d’origine africaine vivant dans les pays occidentaux. La prévalence de cette affection est inférieure ou égale à 1% dans les communautés rurales Africaines et varie de 1 à 6% dans les populations urbaines d’Afrique Noire. Elle est de 4 à 9% au Maghreb et en République Sud Africaine et atteint 12-13% dans les communautés d’origine indienne d’Afrique et les populations Noires d’Amérique et des Caraïbes. Le diabète de type 2 en est la forme prédominante alors que le diabète de type 1 dont l’incidence annuelle rapportée au sein de ces populations est de 1.5 à 10 / 100 000 concerne moins de 25% des patients. Une proportion non négligeable de diabétiques Africains pose des problèmes de classification. Il s’agit de patients présentant d’une part le diabète dit « tropical » représentant moins de 1-2% selon les séries, et d’autre part un diabète « atypique » caractérisé par un début bruyant avec signes cliniques d’insulinopénie, similaire à un diabète de type 1, mais susceptible d’être secondairement sevré de l’insulinothérapie et dont l’évolution ultérieure est compatible avec celle d’un diabète de type 2 classique. Dénommée diabète « flatbush » ou « diabète de type 2 cétonurique de l’Africain », cette entité initialement décrite chez l’Africain américain se caractérise par une sécrétion insulinique initiale basse dans un contexte d’insulinorésistance, et une fréquence relativement élevée des haplotypes HLA associés au diabète de type 1. Cependant les marqueurs immunologiques du diabète de type 1 sont absents. La prise en charge des patients Africains nécessite la connaissance des modalités évolutives de ce type de diabète, et donc une éducation appropriée du patient, et une surveillance médicale régulière. Au cours de l’exposé, nous discutons les caractéristiques cliniques, évolutives et biologiques du diabète de l’Africain, ainsi que les approches thérapeutiques.

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