JEUDI 12, VENDREDI 13, SAMEDI 14 MAI 2005

Palais des congrès - 2, place de la porte Maillot - 75017 PARIS - France

   
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ABSTRACTS DES JDHD 2001

CONTROLE DES DEPENSES ENERGETIQUES
Eric Ravussin et Jean-François Gautier

1) Pennington Biomedical Research Center, Baton Rouge, LA70808, USA
2) Service de Diabétologie, Hôpital Saint-Louis, Paris, France

Adresse pour correspondance :
Doctor Eric Ravussin
Pennington Biomedical Research Center
6400 Perkins Road
Baton Rouge, LA 70804-4124
Tel 225-763-3186 - Fax 225-763-3030
E-mail : Ravusse@pbrc.edu

RESUME

L'obésité représente un facteur de risque dans le développement de nombreuses maladies incluant les maladies cardiovasculaires, le diabète de type 2, et certaines formes de cancer pour ne citer que les plus importantes. L'obésité résulte d'un déséquilibre chronique entre l'ingestion de calories et la dépense énergétique. Il est évident que des facteurs génétiques jouent un rôle important dans la prise de poids mais seulement si l'environnement est propice. La raison principale de l'épidémie d'obésité n'est pas claire : en particulier, si l'obésité est due à une prise alimentaire excessive, à une diminution dramatique de la dépense énergétique, ou à l'association de ces deux facteurs. Cependant pour la plupart des obèses, une inaptitude à ajuster les dépenses énergétiques en réponse a une prise alimentaire excessive peut être la cause de la prise pondérale. Dans cet article, après une brève revue du rôle respectif des gènes et de l'environnement dans la genèse de l'obésité, nous décrirons les facteurs de risque métaboliques de la prise pondérale. Des études longitudinales réalisées chez les Indiens Pimas nous ont enseigné qu'une diminution relative du métabolisme de base, qu'une faible oxydation lipidique à jeun, qu'une activité physique spontanée réduite, et qu'une activité basse du système nerveux sympathique représentent des facteurs de risque de développer une obésité. Par opposition à notre connaissance grandissante sur la régulation de la prise alimentaire, les mécanismes contrôlant les dépenses énergétiques sont peu connus. De nouvelles découvertes devraient fournir des informations sur les gènes de susceptibilité de l'obésité et augmenter les chances de développer de nouveaux traitements pour lutter contre cette maladie.

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